Le cloître – Rôle et responsabilité de l’interprète aujourd’hui

Crescendo Jura

Le cloître

En architecture, un cloître est une galerie couverte, formant les quatre côtés de la cour intérieure, enserrée par les bâtiments d’un monastère ou d’un chapitre. Le cloître a une fonction utilitaire. Il permet la circulation, à l’abri des intempéries, entre les lieux réguliers (église, salle du chapitre, logements de chanoines, etc.). Comme un puits se trouve au centre du jardin, on y puise l’eau pour les cultures et l’on remplit deux vasques creusées à même le mur du déambulatoire, pour les ablutions. De plus, le cloître permet le délassement de la marche silencieuse ; on peut y lire et y méditer. On y garde toujours le silence pour respecter le recueillement des autres frères. Les cloîtres ont souvent reçu une décoration comparable à celle des églises.

Souvent le dallage est constitué de pierres tombales des frères défunts, qui aujourd’hui soutiennent la prière des vivants. Il sépare l’intérieur de l’extérieur. Il sépare le monde profane de l’espace sacré. Il se préserve du bruit du monde pour laisser s’épanouir le silence de Dieu. Au cœur du jardin intérieur, on cultive beauté toute naturelle des plantes, tandis qu’au pourtour, les moines prient pour le salut du monde, splendeur de Dieu.

A Saint-Ursanne, le cloître est un bijou d’architecture romano-gothique. Il est situé au nord de la Collégiale, a été reconstruit et prolongé vers 1380. Il présente une série d’arcades de style ogival et un remarquable tympan. Le cloître du XIVe siècle donne accès au Musée Lapidaire qui est situé dans l’ancienne église paroissiale Saint-Pierre. Lors des fouilles entre 1965 et 1974, une cinquantaine de sarcophages monolithiques datant d’une période allant du VIIe siècle au IXe siècle ont été découverts, ce qui constitue la découverte la plus importante dans ce domaine. Certains auteurs pensent que l’actuel cloître eut un prédécesseur roman, plus petit et adapté à l’église Saint-Pierre. En 1551, on aurait allongé le cloître pour l’adapter à la Collégiale et, de roman, celui-ci aurait été reconstruit en gothique, laissant apparaître des bases romanes par endroits.

www.closdudoubs.ch

 

Rôle et responsabilité de l’interprète aujourd’hui

« Toute la démarche de l’interprète tend vers ce lieu de projection acoustique et existentiel : la scène.
Elle est lieu de recueillement, obtenu lorsque la qualité de la communion est à son apogée. Elle est lieu de l’instant, celui d’une deadline voulue et programmée – condamnation acceptée à une mort et à une renaissance perpétuellement reconductibles. Avec cette lancinante question : l’œuvre nous fera-t-elle rêver à nouveau lors d’un rendez-vous fixé parfois longtemps à l’avance ? Souvent oui, comme au meilleur de notre relation avec elle, et même au point de le communiquer à tout une salle – c’est là le pouvoir ou la magie de la scène. Pourtant, on ne rêve pas sur commande, que je sache. Mais les œuvres restent inscrites au fond de nous, prêtent à réveiller l’insondable. Et sur la scène tous les dépassements sont envisageables, et la réalisation des équilibres beaucoup recherchés et rarement atteints aussi : incandescence et raison, maîtrise et abandon.
C’est en renouant avec les origines sacrées de cet espace hors du monde réel que l’interprète peut renouer avec ses propres origines en jouant son rôle de medium. »

Pierre-Laurent Aimard, in Rôle et responsabilité de l’interprète aujourd’hui
Collège de France / Fayard 2009


 

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